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dimanche 17 mai 2009

Kerala, suite et fin

Après cette belle journée passée à crapahuter, et une bonne nuit de repos, nous voilà à la gare de Cochin pour sauter dans un train longeant la côte à destination d'Allepey, au lieu des ballades en bateau sur des canaux, appelée aussi la Venise indienne.
10 h du mat et déjà 50°C à l'ombre dans cette gare de Cochin qui fourmille de monde. On est bien entendu super excité de prendre un train en Inde. En arrivant à la gare, on demande notre chemin et des gens très sympa nous accompagnent jusqu'à un compartiment où nous allons partager l'heure de trajet avec une bonne trentaine de personnes. Le compartiment n'est pas encombré et nous nous sentons à l’aise. Coup de sifflet, le train démarre lentement et nous ressentons immédiatement les bienfaits de l'air qui commence à être brassée. Rafraîchi, on est très vite absorbé par le trajet avec des paysages très agréable alternant mangrove et d'innombrables cocotiers le long des voies.










Bercé par le ronron du train je manque de m'endormir lorsqu'une musique me réveille. Il s'agit d'une jeune femme avec son enfant en bas âge qui se balade dans les trains en chantant et en jouant d'un instrument proche des castagnettes. Sa voix, comme celles de la plupart des chanteuses indiennes de Bollywood, est incroyablement aiguë et on s’interroge avec ma moitié sur cette capacité à monter dans les aigus pour les femmes. Après son chant, Céline généreusement lui donne un petit quelque chose et elle part dans un autre compartiment. Puis quelques minutes plus tard, elle réapparaît... enfin, Céline remarque qu'elle est de nouveau là, parce qu'une odeur la dérange. Elle aperçoit cette femme en train de couper un bout de son sari pour ramasser un petit quelque chose fait par son enfant à même le sol du train. L'arrêt suivant elle nous quitte et notre trajet touche à sa fin quelques kilomètres plus loin.
Nous arrivons à Allepey et nous rendons directement à l’embarcadère où des dizaines de bateaux attendent leur lot de touristes à convoyer sur les Back Water (canaux au milieu de rizières).
Cette impressionnante quantité d’embarcations nous intimide, d’autant plus que nous ne voyons pas notre bateau, mais on est vite mis à l’aise lorsque nous nous retrouvons quasi instantanément assis à siroter un lait de coco. Notre équipage, 3 personnes pour nous seuls, nous fait visiter cette embarcation d’une quinzaine de mètres dédiées exclusivement à notre plaisir. Quelques manœuvres bien orchestrées par quelques coups de Klaxon… Et oui, même sur l’eau… Et nous voilà parti. Une après-midi de farniente et de sieste sur l’eau jusqu’en début de soirée.


La soirée s’annonçant, nos hôtes décident d’arrimer notre vaisseau.

Le jour décline et nous allons nous balader pour assister au coucher de soleil le long de ces canaux jusqu'à un petit village typique de la région.














De retour au bateau, une bonne douche, un bon dîner et au lit à 21h00! On dort très bien, bercé par les vagues, jusqu'au "BOUM"!, une détonation du tonnerre nous réveil à 2 h du matin; on n’est pas à l’aise et on reste prostré dans notre lit pour attendre la suite et la suite vient avec un déluge. Il s’agissait en fait d’un éclair très proche de nous.
Le lendemain matin, nous émergeons tranquillement dans cet environnement aquatique, bercé par le ronron du moteur, nous voilà déjà sur le chemin du retour.
Le transfert du bateau au Resort Beach hôtel sur la plage se fait en 20 minutes, le temps pour nous de découvrir l’environnement tranquille de ce lieu parsemé de cocotiers.

L’absence de touristes nous comble de bonheur, nous arrivons à l’hôtel et là personne non plus, il y a quasi que nous et le personnel du complexe… Magique. Nous voici donc pour prés de 2 jours entre mer, piscine et chambre avec air conditionnée et literie de grand luxe. Que du bonheur… La plage au bout du lit, à droite piscine et séance de massage à gauche. Pas mal non ?!? Y a pire comme programme.
Bon c’est vrai que c’était un peu pénible de se baigner avec des crabes, et Céline en a fait l’amère expérience en marchant sur l’un d’eux, évidemment, ça surprend. Je fais le fier et me suis bien moqué d’elle vis-à-vis de la petite bête pouvant dévorer la grosse, m’enfin, je marchais prudemment pour rentrer et sortir de l’eau.

A part, ces moments de tensions insoutenables, le reste n’était que calme et douceur de vivre.

La rupture est arrivée bien vite, bien trop vite en fait, on était effondré à l’idée de quitter notre coin de paradis. Cette tristesse caractéristique des départs d’endroits tant appréciés. C’était merveilleux.

Le retour passe évidemment par un reconditionnement via les Klaxons, les embouteillages, le bruit, les odeurs. Mais on est tout de même ravis de notre ballade.
TROP DUR L’INDE

jeudi 14 mai 2009

Kerala nous voilà ! 1ère partie ...

Comme promis, voici le récit de notre 1ère sortie de New Delhi.
Nous avons pris l’avion jeudi soir direction Kochi, dans la province du Kerala. Après 3 heures de vol sans encombre, un taxi nous attend pour nous conduire dans le 1er hôtel de notre périple. Nous sommes à Ernakulam et il fait très chaud et surtout très humide ! Heureusement, on a choisit l’option chambre climatisée …
Vendredi matin, après un petit déjeuner copieux et typiquement keralais (enfin pour être tout à fait honnête, la moitié d’entre nous seulement a testé !), nous avons organisé le reste de notre périple puis sommes parti à la découverte de Fort Kochi. C’est la plus ancienne des 3 presqu’îles qui forment la ville de Kochi et on s’y rend en bateau en 15 minutes pour la modique somme de 7 centimes d’euros !
Le guide n’a pas menti, l’endroit est vraiment charmant.
On se promène « à l’africaine » (démarche lente et déhanchée provoquée par la cambrure des reins) le long du lac Vembanad sous une chaleur tropicale agrémentée d’un petit vent de mer bienvenu.
On s’est arrêté pour manger à midi et surtout trouver un peu de fraîcheur mais c’était sans compter sur une panne d’électricité ! Heureusement, ça n’a pas duré bien longtemps et on a pu manger de délicieux poissons au lait de coco.
L’après-midi, on est allé rendre une petite visite aux pécheurs de la région. Ils utilisent des filets chinois, vestiges des relations commerciales très anciennes avec la Chine. Ce sont de grands filets de pêche tenus par de longues perches de bois et qui fonctionnent avec un système de balancier.
Thomas s’est même essayé à la remontée du filet (assez physique !) dans l’enthousiasme général des pécheurs, même si la récolte fut assez maigre …
Il faut dire que la saison n’est vraiment pas bonne. Il parait que même les poissons ont trop chaud !
Au cours de notre promenade, nous avons rencontré un charmeur de cobra. Thomas n'a pas pu resisté à l'envie de le voir danser devant lui ... Quant à moi, je suis restée bien à l'écart! Ben quoi, il faut bien protéger la descendance ;-)
Nous avions initialement prévu de rester jusqu’au coucher de soleil mais la perspective de notre chambre d’hôtel conditionnée et de la piscine sur le toit nous a déroutée. Il faut dire que malgré le chapeau et la démarche africaine, certain(e) d’entre nous avait atteint un point de quasi non retour dans la rougeur du visage (attention, pas coup de soleil, chaaaaleur …) Le retour en bateau nous a fait beaucoup de bien et la soirée fut calme et fraîche, Aaaahhh !