10 h du mat et déjà 50°C à l'ombre dans cette gare de Cochin qui fourmille de monde. On est bien entendu super excité de prendre un train en Inde. En arrivant à la gare, on demande notre chemin et des gens très sympa nous accompagnent jusqu'à un compartiment où nous allons partager l'heure de trajet avec une bonne trentaine de personnes. Le compartiment n'est pas encombré et nous nous sentons à l’aise. Coup de sifflet, le train démarre lentement et nous ressentons immédiatement les bienfaits de l'air qui commence à être brassée. Rafraîchi, on est très vite absorbé par le trajet avec d
Bercé par le ronron du train je manque de m'endormir lorsqu'une musique me réveille. Il s'agit d'une jeune femme avec son enfant en bas âge qui se balade dans les trains en chantant et en jouant d'un instrument proche des castagnettes. Sa voix, comme celles de la plupart des chanteuses indiennes de Bollywood, est incroyablement aiguë et on s’interroge avec ma moitié sur cette capacité à monter dans les aigus pour les femmes. Après son chant, Céline généreusement lui donne un petit quelque chose et elle part dans un autre compartiment. Puis quelques minutes plus tard, elle réapparaît... enfin, Céline remarque qu'elle est de nouveau là, parce qu'une odeur la dérange. Elle aperçoit cette femme en train de couper un bout de son sari pour ramasser un petit quelque chose fait par son enfant à même le sol du train. L'arrêt suivant elle nous quitte et notre trajet touche à sa fin quelques kilomètres plus loin.
Nous arrivons à Allepey et nous rendons directement à l’embarcadère où des dizaines de bateaux attendent leur lot de touristes à convoyer sur les Back Water (canaux au milieu de rizières).
Nous arrivons à Allepey et nous rendons directement à l’embarcadère où des dizaines de bateaux attendent leur lot de touristes à convoyer sur les Back Water (canaux au milieu de rizières).
Cette impressionnante quantité d’embarcations nous intimide, d’autant plus que nous ne voyons pas notre bateau, mais on est vite mis à l’aise lorsque nous nous retrouvons quasi instantanément assis à siroter un lait de coco. 

Notre équipage, 3 personnes pour nous seuls, nous fait visiter cette embarcation d’une quinzaine de mètres dédiées exclusivement à notre plaisir. Quelques manœuvres bien orchestrées par quelques coups de Klaxon… Et oui, même sur l’eau… Et nous voilà parti. Une après-midi de farniente et de sieste sur l’eau jusqu’en début de soirée. 
De retour au bateau, une bonne douche, un bon dîner et au lit à 21h00! On dort très bien, bercé par les vagues, jusqu'au "BOUM"!, une détonation du tonnerre nous réveil à 2 h du matin; on n’est pas à l’aise et on reste prostré dans notre lit pour attendre la suite et la suite vient avec un déluge. Il s’agissait en fait d’un éclair très proche de nous.
Le lendemain matin, nous émergeons tranquillement dans cet environnement aquatique, bercé par le ronron du moteur, nous voilà déjà sur le chemin du retour.
Le transfert du bateau au Resort Beach hôtel sur la plage se fait en 20 minutes, le temps pour nous de découvrir l’environnement tranquille de ce lieu parsemé de cocotiers.
Le lendemain matin, nous émergeons tranquillement dans cet environnement aquatique, bercé par le ronron du moteur, nous voilà déjà sur le chemin du retour.
Le transfert du bateau au Resort Beach hôtel sur la plage se fait en 20 minutes, le temps pour nous de découvrir l’environnement tranquille de ce lieu parsemé de cocotiers.
L’absence de touristes nous comble de bonheur, nous arrivons à l’hôtel et là personne non plus, il y a quasi que nous et le personnel du complexe… Magique. Nous voici donc pour prés de 2 jours entre mer, piscine et chambre avec air conditionnée et literie de grand luxe. Que du bonheur… La plage au bout du lit, à droite piscine et séance de massage à gauche. Pas mal non ?!? Y a pire comme programme.
A part, ces moments de tensions insoutenables, le reste n’était que calme et douceur de vivre.

La rupture est arrivée bien vite, bien trop vite en fait, on était effondré à l’idée de quitter notre coin de paradis. Cette tristesse caractéristique des départs d’endroits tant appréciés. C’était merveilleux. 
Le retour passe évidemment par un reconditionnement via les Klaxons, les embouteillages, le bruit, les odeurs. Mais on est tout de même ravis de notre ballade.
TROP DUR L’INDE
TROP DUR L’INDE



