samedi 28 mars 2009
News from the field
samedi 21 mars 2009
Première réception !
samedi 14 mars 2009
Week-end détente
Heureusement, je suis rentré vendredi après midi, juste à temps pour pouvoir accompagner Céline chez la Gynéco... Premier contact, et elle semble très bien. On verra, Céline doit aller visiter l'endroit où elle fait les accouchements, mais on a bien apprécié cette personne, alors on pense continuer avec.
mercredi 11 mars 2009
Happy Holi

Mais d’où vient ce festival, qui depuis la nuit des temps, célèbre l’arrivée du printemps ? En Inde, la Holî est la célébration de la crémation de Holîka. Dans la mythologie hindoue, Hiranyakashipu (un roi fier et arrogant) semait le trouble autour de lui. Il avait notamment un fils, Prahlad, dont il souhaitait se débarrasser (le roi s’indignait de l’adoration que son fils portait au dieu Vishnu). Plusieurs fois, il essaya donc de le tuer, mais il ne réussît jamais. L’idée du roi fût alors de demander de l’aide à Holika ( sa sœur). Puisqu’Holika ne craignait pas le feu, le roi défia son fils de s’allonger dans les flammes avec sa tante. Celui ci accepta, et finalement, contre toute attente, il en ressortit indemne alors qu’Holika mourût.
C’est de cette histoire que serait née la Holi, symbôle de la victoire du bien sur le mal. D’ailleurs, la veille de la fête, d’immenses feux de joie sont allumés dans toutes les villes d’Inde. ( Comme A Phalen, lieu qui attire les touristes pour son gigantesque feu de joie maintenu toute la nuit, et traversé par des prêtres qui en ressortent indemnes). Du feu (comme figure de la destruction du mal), les braises sont ensuite récupérées par les habitants, qui s’en servent ensuite pour en allumer un chez eux.
Le lendemain, la couleur prend le relais, chacun s’étant approvisionné de munitions chromatiques : ballons remplis d’eau colorée, gulal (fameuse poudre teintée) . Au son des percussions, ou des chants populaires, les gens dansent et défilent dans les rues. Dans le Nord de l’Inde ( à Haryana et Gujarat entre autre), la pratique du « pot cassé » est une habitude : un pot de lait battu est suspendu dans une rue, les
garçons devant l’attraper et le casser. A Mathura et Manipuris ( nord est de l’Inde), les festivités se prolongent même pendant une semaine.Mais quelque soit l’endroit, l’amusement et l’euphorie sont là. Pour tous, l’événement est important car pendant la Holi, les barrières sociales tombent , il n’y a plus de classes, plus de différences (les femmes participent autant que les hommes). Symbôle de fraternité, la Holi est (entre autre) l’occasion de manifester son amour, son amité aux autres : les gens s’échangent des bonbons, des cadeaux ( des robes blanches pour les filles, des pyjamas pour les garçons)
Pour les jeunes, la Holi est aussi synonyme de plaisanterie. On salit, on éclabousse…« Bura Na Mano, Holi Hai ! » (« Ne soyez pas fâchés, c’est la Holi ! ») crient les enfants. Et entre deux jets de gulal, c’est aussi l’occasion d’avaler une gorgée de Thandaï, un mélange étonnant de lait, d’amandes, d’épices et de cannabis…
Thomas est donc rentré du boulot complètement rose hier soir! Malheureusement, en bonne petite desperate housewife, le reflexe "essayons de sauver ses vêtements" a primé sur celui "immortalisons cet instant", donc pas de photo souvenir. Mais avec les autres, vous pouvez aisément imaginer la suite ...
dimanche 8 mars 2009
Un peu de tourisme
Fantastic India !
Il faut dire que c'est la 1ère fois qu'on a une connection internet aussi efficace, donc plus d'excuse pour ne pas donner de nouvelles et attention, avec photos à l'appui!
Ça fait aujourd'hui 15 jours qu'on est arrivé à New Delhi, notre terre d'accueil pour l'année 2009. Les 1ères impressions sont bonnes. On a été accueillis comme des rois par toute l'équipe, expatriés comme indiens. Bon, comme d'habitude, il va falloir un petit temps avant de retenir les prénoms de chacun mais ça va aller. En attendant, on appelle tout le monde "my friend", et ça le fait ...
Thomas a attaqué le travail avec une énergie débordante et après 2 semaines, il parle déjà de s'installer ici pour les années à venir. Bon, restons calmes! Mais au moins, on sent que ça lui plaît. On a même trouvé une adresse qui livre des magrets de canards, que demander de plus (incredible India)! Le dicton ici c'est "tu trouves absolument tout, il suffit de savoir où regarder". Sauf que le "où regarder" s'avère relativement vaste. New Delhi, c'est quand même 14-20 millions d'habitants (selon les sources) répartis sur 1483 m2.
Céline a quant à elle attaqué la semaine avec une bonne gastro entérite. Welcome! Bon, rien de grave. Une nuit passée dans "l'annexe", deux jours à essayer de convaincre son estomac d'arrêter de danser le "katakhali" local et on n'en parle plus. Retapée juste à temps pour le 1er week end, on a pu se lancer dans la découverte de la capitale.
Le samedi, on a décidé de s’attaquer directement au centre-ville. On nous a dit que c’était une ville animée alors on a voulu tester. Et bien on n’a pas été déçu ! Tout d’abord sur la route, il a fallut faire avec les camions, les bus, les voitures en tout genre (ce n’est pas sure que le contrôle technique existe ici), les rickshaws, les motos, les vélo-rickshaws, les vélos, les piétons, les vaches, les vendeurs en tout genre, les mendiants très jeunes ou très vieux … Avec un code de la route finalement très simple, chacun fait ce qu’il veut mais le plus gros a priorité ! On a même testé la route à 3 bandes (enfin du moins en théorie 3, en pratique c’est plutôt 4-5) en sens contraire ! Pourquoi me direz-vous ? Mais simplement parce que le rond point qu’on voulait rejoindre était plus près dans ce sens là !
Tout ça ne nous a pas empêchés d’arriver en un seul morceau à Connaught Place, la « Grand Place » locale. Et là, on s’est baladé, simplement, sans objectifs touristique autre que de prendre la température. Bon, je ne dis pas qu’un de nous deux n’en a pas un peu profité pour zieuter les marchés avoisinant et tester le marchandage à l’indienne. On a dit qu’on était là pour découvrir non ? On a mangé dans un restaurant typiquement indien indiqué par notre guide, mais ce qu’on n’avait pas prévu, c’est que typiquement indien voulait dire végétarien. Thomas a un peu fait la tête mais finalement, on s’est régalé. Le vrai challenge a été de comprendre le menu !
Le dimanche, nous avons décidé de partir à la recherche d’une piscine. Apparemment, les seules accessibles sont celles des grands hôtels. Mais tous ne l’ouvrent pas au grand public et préfèrent la garder pour leurs clients. Ce n’est donc pas chose facile à trouver (surtout à un prix abordable). Mais on est motivé et on part avec une liste d’hôtels trouvés sur différents sites internet et guides.
1er hôtel, 1er échec. La piscine est en travaux et ne sera pas accessible avant un mois. Il y a un autre hôtel juste à côté avec une magnifique piscine, fonctionnelle, mais ils nous demandent 45 euros pour la journée ! Bon, on a 15% sur le « beauty salon » mais malgré tout on trouve ça un peu cher …
On reprend la route dans un rickshaw cette fois-ci. Arrivé au 3ème hôtel, on nous dit cette fois-ci que la politique a changée et que la piscine est à présent réservée aux clients de l’hôtel. Bon, on abandonne pour cette fois-ci. Il faut quand même préciser que tout ça nous a pris quelques heures. Il faut trouver le taxi, négocier le prix, survivre au trafic, trouver l’hôtel, trouver le responsable de la piscine, se faire comprendre, comprendre ce que l’autre répond, remercier et ressortir, le tout 3 fois de suite. On a donc décidé d’aller manger un petit bout. Et à quelques nuances près, on a recommencé le même cirque pour trouver un endroit où manger ! Mais là, la 2ème tentative fut la bonne et on a eu droit à un buffet de plats indiens, ce qui nous a permis de gouter à différentes choses en essayant de retenir pour plus tard ce qui nous plaisait.
Un premier week-end au final intéressant et instructif à plusieurs égards …



